
… Alors non, ce ne sont pas des griffes (j’ai demandé!)…
… C’est le cadeau de fête des pères d’un fils attentionné.
Personnellement, je sais que mon père kiffe les bagues tête-de-mort, mais alors le coup des griffes à la Marylin Manson, j’ai trouvé ça louche.
Mais bon, ils m’ont expliqué, et en réalité, ça ne sert pas VRAIMENT à griffer des trucs, quoique.
Alors, une idée? Quelqu’un?…

Novembre 1995 : J’ai 11 ans et je me rends à une réunion du samedi chez les joyeux louveteaux de Profondsart.

Oh yeah, j’effectue un virage/dérapage dans les graviers, sous les yeux médusés d’une trentaine de mes congénères à foulard bleu eu blanc, et Bim !… :
Un monstre trou dans mon blanc genou, avec plein de morceaux de cailloux nichés dedans.
Je pleure ma vie.
Ma mère, après avoir tenté de me reboucher le trou à l’argile (mes parents, so so beatniks), me convainc d’aller me faire recoudre aux urgences.
En échange de quoi elle m’achètera les deux tomes suivants du « Club des baby-sitter’s ».
J’estime y gagner au change.

Ce n’est pas le cas de mon père que le médecin chef prie de quitter la salle d’op’ juste avant qu’il ne s’évanouisse. Les hommes de ma famille et le sang, ça fait deux.
Octobre 1998 : J’ai quinze ans, une nouvelle petite sœur, et une envie folle de faire mon intéressante. Mon mec joue à la moto de cross et au skate, moi je décide de me mettre au roller.

Ma meilleure amie écarquille les yeux en me voyant me frotter les mains en haut d’une masta pente pleine de dos-d’âne’s.
Ben oui, je me dis que pour apprendre, mieux vaut faire les choses à fond ou ne pas les faire du tout.
Je prends méga plein de vitesse, je saute au-dessus des dos-d’âne’s, et ouf, je récupère une bribe de cerveau en bifurquant au dernier moment, juste avant de tomber sur une grosse route pleine de voitures qui roulent à fond les ballons.
C’était voulu ; … il fallait bien que je m’arrête et je n’avais pas la moindre idée de comment faire autrement (je n’ai toujours pas compris depuis).
Alors je me prends la palissade en lattes de bois de plein fouet.
Mais comme je ne suis pas conne (quand même, hein), je pense à détourner la tête juste avant l’impact.
La mode de l’époque était au total look blanc, je rentre à la maison avec la tronche d’une infirmière après 48h aux urgences.
Ma mère soupire à peine de désespoir. Cette brave femme.
Aout 2006 : 25 ans. Avec une copine, on rejoint des potes en stop en Bretagne, dans une énorme baraque. Ambiance.
Un beau gosse nommé Jeans me propose une balade en mob le long de la plage.
Le coucher de soleil est paarfait, on a des tonnes de bières dans nos sacs à dos, on est jeunes, on est fous, on est rock’nroll, alors on ne porte pas de casque.
Il trace dans les petits chemins de campagne, j’accélère à fond pour le dépasser (attends, à moi on la fait pas, ok ?), les roues de la mob plongent en suivant la ligne d’une ornière bien profonde, puis… décollent.
Au sommet, j’ai l’impression de voler avec ma mob, un truc surnaturel.

J’ai à peine le temps de kiffer d’être un superhéro volant que je me dis que ça va faire mal.
Et p…, ce que ça a fait maaaal !
Pour le coup, c’est la tronche bien à plat sur les graviers que je suis retombée.
Mon menton ne s’en est jamais remis ; pendant plusieurs semaines après, les gens ont porté les mains au visage en me voyant : « MAIS QU’EST-CE QUI T’EST ARRIVE ?????? Tu ES D-E-F-I-G-U-R-E-E, ma parole !!! Tu en as CONSCIENCE ???».
Encore maintenant, il est cassé en deux.
Ca ne m’a pas empêché de rouler des pelles une bonne partie de la nuit au plus beau crollé de la soirée, hé hé.
Argh, souvenirs en dents de scie…

Juillet 2007 : Je décide que rien ne sert d’apprendre de ses erreurs.
Je roule tranquille peinard en mob,
avec 17 boîtes de ravioli’s ficelées sur le porte-bagage (pourquoi 17 boîtes de ravioli’s ?… Ca, ça fera l’objet d’une autre histoire…).
Une boîte de ravioli se fait la malle, je me retourne pour essayer de la choper, je me dis qu’avec deux mains ce sera plus pratique, je lâche le guidon, et… je me vautre magistralement.
Je passe la nuit qui suit à hululer de douleur dans mon lit.
Mes plaies se mettent à chauffer à fond, et je ne sais plus quel abruti me dit que c’est bien fait pour moi.
Deux semaines plus tard, on retrouvait encore des boîtes de ravioli’s sur la route entre le supermarché et la demeure familiale.
Je ne mangerai plus JAMAIS de ravioli’s en boîte de toute ma vie, en tous cas, ça c’est juré !!!
9 Juin 2011 : Mon mec m’a offert un vélo canon (canon le mec, canon le vélo aussi). Après deux-trois jours de combat de reconnaissance, ça y est, je me sens bien, je double deux trams et un enfant avec un vélo (plus petit que moi l’enfant, plus petit que moi le vélo de l’enfant).
Manque de bol, je me chope les rails du tram.
On m’avait pourtant dit de m’en méfier.

A croire qu’il a fallu que je vérifie par moi-même.
Un vol plané digne d’une séquence de Vidéogag, des gens trop sympa s’arrêtent pour m’aider, moi je crâne à mort, limite « Je l’ai fait exprès pour vous faire marrer, aloooors les gars, ça a marché ???… ».
Je rentre à la maison, mon index droit a triplé de volume.
Je déguste sa mère.
Moralité de l’histoire :
Je n’aurais jamais cru qu’un index droit puisse être si utile à l’être humain.
Je vous raconte pas la galère pour appuyer sur le pschit du déo, pour taper à l’ordi (ha ha, voilà pourquoi je tape du majeur, je te l’avais bien dit, Maxou, que ça me serait indispensable un jour !), pour écrire, ou même… Pour dessiner !!!
Tout ça pour vous dire qu’à mon avis, il va y avoir un jour ou deux de blanc sur le blok, le temps que ça dégonfle.
Parce qu’il est hors de question que je retourne me faire ch… 5 heures d’affilée aux urgences-chez-les-tarés, tout ça pour me faire payer des radio’s à cent mille dollar’s et me fixer des attelles qui risqueraient de me gâcher les vacances.
Chienne de vie.

Bien le bonjour à tous,
Tout d’abord merci à Vaness qui a participé à la page « La fille aux joues rouges » (du coup, je lui en veux presque plus DE PAS S’ETRE POINTEE HIER SOIR NONDIDJU)
Pour rappel, dans cette catégorie, il vous suffit de poster n’importe où quelques phrases qui commencent par « Sas, c’est la fille qui… »
Ca m’évite de devoir me brosser le portrait toute seule, et puis vous le faites si bien!
Merci à tous ceux qui y ont déjà participé, et pour les autres, c’est quand vous voulez!…
Ensuite, je voulais vous signaler que mon maître des ordinateurs, à savoir notre bon Maxou, a installé une sorte de truc bidule machin chouette en bas de chaque post et qui permet de « Sharer » sur Facebook (apparemment, ça voudrait dire partager…)
Alors, n’hésitez pas à sharer si le coeur vous en dit.
Sinon, le marin s’en retourne demain au pays des bars PMU et du bon vin, probablement quelque peu soulagé de ne plus être l’unique cible de mes railleries de ces derniers jours. Avis à tous ceux qui voudraient m’en sortir une bien bonne, je suis en recherche d’inspiration!…
Sinon, je ne terminerai PAS sur une petite note sur le temps (qui est pourri) comme à mon habitude. Parce comme me l’a fait remarqué Maxou:
« P… Sas, t’as tellement rien d’autre à me dire que tu me causes du temps qu’il fait??? »
Allez, bonne après-midi sur la capitale, et sur Vébron, où s’est exilée pour un temps ma fidèle alcolyte, vers qui vont bon nombre de mes pensées…
Sas.
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