
… Et si vous trouvez le post ci-dessus tout raturé tout cochonné, c’est pas ma faute, c’est celle d’Anto…

Ca, ce sont des morceaux de légende…


… Et si vous trouvez le post ci-dessus tout raturé tout cochonné, c’est pas ma faute, c’est celle d’Anto…

Ca, ce sont des morceaux de légende…



Rhoo, allez Benj, râle pas, le blok, c’est pas Facebook ; )
Et puis quand même, qu’est-ce que t’étais miiiiignonne!
ShareBon, allez, en fait et pour de vrai, si les politiciens belges ont décidé de faire une « pause »
(je ne ferai pas d’ironie à ce sujet, ce serait trop facile)
durant ce week-end, c’est parce que la maman de Johan Vande lanotte a des soucis de santé… Or, même si je suis sincèrement désolée pour cette brave femme, je me demande quand même lequel d’entre vous a un boulot qui lui permet de mettre toute une « équipe » en mode off parce que sa mère a des soucis de santé…
En attendant, il est vrai que c’est le wk des courses de Noël, alors je vous attends demain entre 12h et 19h au joli marché de Noël de la librairie…
Bonne aprèèèm,
Sas.
« Les Parisiens sont tous des anthropologues de haut vol.
Ils connaissent sur le bout des doigts les autres peuples et les autres pays.
Comme seuls les experts savent le faire, ils parviennent à synthétiser leur savoir sur les gens d’ailleurs en un seul adjectif, définitif et inattaquable.
Ainsi, les Américains sont cons, les Portugais poilus, les Vietnamiens chinois et les Belges sympas.
« Ils sont sympa, les Belges! » Pour remonter le moral du Parisien, rien ne vaut l’évocation du mot « belge ».
Immédiatement, une effusion de pensées joyeuses et souriantes l’envahit.
Le parisien est alors transporté dans un monde d’accents, de moules-frites et de gens qui rient.
Selon toute vraisemblance, le Parisien se fendra à ce stade d’une petite phrase idiote dite avec un accent belge de mauvaise facture.
Il ponctuera sa phrase d’un « une fois ».
« Mah tu n’es pas un peu con, une fois… »
Apothéose parisienne.
Le Parisien ne fait jamais de blague belge. Trop risqué pour son image. Mais il aime les Belges d’autant plus qu’il peut les considérer à travers le petit matelas de supériorité que des décennies d’histoires belges ont établi précisément à la frontière entre la France et la Belgique.
Si le Parisien méprise celui qui boit, cette perception est toutefois amendée dans le cas des Belges :
« Tu veux une bière, une fois? »
Leur penchant pour la boisson (qui ne saurait faire question) est, sinon touchant, au moins typique et, au bout du compte, assez amusant.
Le fait qu’un Belge puisse ne pas être joyeux, voire pire: triste, n’est pas une idée que le Parisien est prêt à accepter. Les Belges sont joyeux, généralement saouls, et parlent avec un accent amusant. Point.
Le Parisien adore passer du temps avec des Belges, mais dois savoir garder mesure. En effet, côtoyer des Belges expose le Parisien au risque de gagner en légèreté d’esprit. Risque social majeur qu’il ne saurait prendre.
Deux éléments ternissent quelque peu cette relation sans nuages : le premier – la moitié des Belges sont hollandais (et « Les Hollandais, ils sont chiants ») – et le second – cette habitude qu’ont les Belges d’utiliser savoir à la place de pouvoir : « Tu saurais me passer le sel, s’il te plait? » D’autres belgicismes amusent le Parisien. Celui-ci le hérisse. D’autant plus que le Belge semble refuser de se corriger, même lorsqu’un Parisien lui fait remarquer sa faute. Les Belges seraient-ils irrespectueux? Le Parisien préfère les voir comme des enfants – « de grands enfants »
Avec les Belges, le Parisien aime aborder le sujet de la politique. le Parisien ne connaît absolument rien de la politique en Belgique, mis à part que le pays est au bord de la partition. Le Parisien sait cela. En la matière, la seule question qui intéresse le Parisien étant : Quand la Belgique deviendra-t-elle française?
Le Belge évoquera alors la Bretagne ou la Corse. Le Parisien se renfrognera et ripostera en parlant des scandales pédophiles ou de Johnny Hallyday.
En quelques secondes, le Parisien, avec les meilleures intentions du monde, réussit à ce qu’une relation sans nuages dégénère en un combat de coqs. Si seulement le Parisien s’en était tenu à sa maxime initiale « Divertis-moi, Belge », rien de tout cela ne serait arrivé. Vraiment, bonnes intentions et Parisiens ne font pas bon ménage. Une fois.
Parler Parisien:
« On a rencontré des Belges en vacances, hyper sympas… tu vois, elle, bon humour, sympa, lui, gros déconneur, très sympa aussi. Par contre, qu’est-ce qu’ils picolent! » »
Hin hin hin.
Si ça vous a fait marrer autant que moi,
si ça vous intéresse d’en apprendre plus sur ce que pensent les Parisiens, entre autre, sur le mot putain, le fait de porter du noir, le caramel au beurre salé, les p’tits week-ends, les grandes écoles, le fait de conduire bourré, en passant par le jean et l’huile d’olive,
je vous recommande à fond la lecture de ce petit ouvrage écrit par Olivier Magny (Parisien, what else?) aux éditions 10/18.
Ca s’appelle « Dessine-moi un Parisien », c’est écrit sous forme de petites chroniques rigolotes, et c’est disponible pour 14,40 euro dans votre librairie favorite…