sept 10

aure

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sept 9

sardou-encore

Oui pardon c’est un peu crassou mais c’est fait en dernière vitesse… Ca ira mieux demain!

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sept 7

maison-close

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sept 6

michel-sardou

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sept 5

… en tous cas, d’après certains (je ne citerai pas de nom), il semblerait que je n’ai pas été bien claire sur le fait que, pour apporter sa super contribution à la super fiche signalétique du blog, il suffit de laisser ses « SARAH, C’EST UN PEU DANS L’GENRE LA FILLE QUI… » en commentaire de n’importe quel post au hasard. Ensuite je me charge de le transférer dans l’onglet ci-dessus (Ca va, ça, je peux le faire, c’est pas TROP compliqué!)

A tous, bon Dimanche, je m’en vais attendre mon meilleur Maxou qui daigne enfin rentrer de ses vacances au soleil avec ma meilleure Charlouze…
A demain, 6h!
Sas

PS: Je me lève pas vraiment à 6h, hein! Ca s’appelle du pré-postage… Eh oui je sais ça casse un mythe! Au moins c’est sur, « Sarah, c’est PAS un peu le genre de fille à se lever à 6h du mat’ » (En même temps c’est le genre de QUI, à part de ceux qui y sont contraints et forcés par la peur ou la menace ????????)

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sept 5

Dans le Finistère, deux aides-soignantes ont écopé de 800 euro’s d’amende.
Elles étaient jugées pour avoir écrit plusieurs messages sur les fesses d’une résidente d’une maison de retraite.
Elles devaient enduire les fesses de la dame d’éosine.
L’une a écrit, l’autre a répondu.

(« La petite gazette », LE SOIR du Samedi 4 et du Dimanche 5 Septembre 2010)

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sept 4

gros-seins

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sept 3

rasoir

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sept 2

en-réunion

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sept 1

Voilà un petit extrait d’un bouquin d’Isabelle Alonso (romancière française, fille de réfugiés politiques espagnols et auteur d’une série d’essais féministes) qui m’a ultimement fait pleurer de rire ce matin, pendant que j’étais dans le 92 Schaerbeek-Bruxelles (un nouveau jeu auquel je m’adonne pas mal, ces temps-ci…). Ou comment les féministes ne sont pas toutes des hystériques prêtes à brûler le moindre homme sur un bûcher. C’est bon aussi, parfois, un peu d’autodérision en ce qui concerne ce qui se passe dans notre culotte à nous, les femmes. Et pour le coup, je ne mettrai pas ma main à couper que le jour où nous, on arrêtera d’en faire tout un cirque, les mecs ne lèveront pas les yeux au ciel en disant « ben ouais, so what ? »…

Le livre s’appelle : « Même pas mâle ! » en POCKET, ça date de 2008, et le chapitre en question s’intitule : « Slips en danger » :

« Au début, on a du mal à saisir le propos.

Les pandas sont en danger. Bon. La banquise est en danger. Ok. L’équilibre budgétaire est en danger. Nothing new.

Mais le slip en danger ? En danger de quoi ??? On ne sait pas au juste.

Qu’est-ce qui peut bien menacer un slip ?

Quel est le risque à mener une vie de culotte ?

Le slip est en contact soit avec l’air quand on est en jupe, soit avec le pantalon quand on ne l’est pas.

Le danger viendrait de la pollution atmosphérique ??? Faut pas exagérer, le slip est moins exposé que la cravate.

Du frottement du pantalon ? Le slip est quand même pas chochotte à ce point-là quand même…

… Bon Dieu mais c’est bien sur ! Suffit de RETOURNER le problème ! La foufoune ! C’est ELLE qui menace ! Il y a péril en la culotte ! Plaqué contre une chatte toute une journée, un rêve pour beaucoup d’hommes, mais un cauchemar pour un slip de femme. Quelle angoisse.

Il crie au secours, le malheureux ! Y’a urgence ! Heeeelp !

Déchirant, le cri du slip le soir au fond des bois…

C’est comme ça qu’on a inventé le protège-slip. Il était temps.

Protéger contre quoi, au fait ? On croit le deviner.

Le sourire vertical a sa façon à lui d’écumer, figurez-vous. C’est un milieu humide, émotif, vivant et auto- nettoyant… Il dépose parfois quelques microgrammes irisés de nacre ou de désir au creux du textile… Rien que de très normal, ni plus ni moins incommodant que la salive… S’en « protéger », vexation lingère, mortification supplémentaire…

Les plus naïves d’entres nous, déjà déstabilisées, déjà accro au déo à minou (voir chapitre correspondant), n’ont qu’un petit pas à franchir…

Elles se fourbissent donc le calbute avec un protège-slip classique, de bon aloi.

Always garnie, jamais prise au dépourvu.

Son slip sera bien propre ce soir quand il arrivera dans le linge sale.

Logique imparable.

Et si elle met un string, pas de problème, ils ont pensé à tout !

Le protège-string, ça existe !

Et même, version sexy, le protège-string noir ! Quel progrès ! C’est hallucinant !

Des siècles de civilisation pour en arriver à ce raffinement sublime, finesse ultime de l’Occident !

Qu’est-ce qu’on pourrait élaborer de plus subtil qu’un protège-string noir ?

Eh bien, on peut.

Le génie marketing n’a pas de limite.

Au-delà du miniprotège-string, au bout du raisonnement, on trouve le micro, encore plus petit, pour le microstring.

Et pour celles qui ne portent pas de culotte ?

Laisseraient-ils un segment de marché leur échapper ? Ils vont bien trouver le moyen de nous concocter un confetti auto-adhésif, fluo ou translucide, à se coller sur la case trésor, histoire de meubler, de mettre de l’ambiance… Ca pourrait clignoter, ou faire de la musique, un truc créatif, inattendu, enfin du nouveau du côté de la chatte.

On commence à l’avoir beaucoup vue, elle va finir par se lasser…

Quand les anglais débarquent, il faut redoubler de vigilance. Sécurité, protection, fuite, tout un vocabulaire pénitentiaire pour encadrer le phénomène…

C’est plus une foune, c’est une prison.

Faut du système d’alarme, de la surveillance, du contrôle pour endiguer ce flot impur qui nous abreuve le sillon. Malédiction, saleté, souillure irrémédiable qui fait tourner la mayonnaise, faner les fleurs et interdit d’aller à la piscine.

A croire que la nature nous déteste, nous stigmatise, nous en veut.

Pour un peu, on crierait à la persécution !

En vrai, il n’y a pas de quoi en faire un pataquès.

C’est du bon sang, pas du sang sale et encore moins du sang honteux, c’est le messager de l’oxygène, celui qui bout, celui qui ne fait qu’un tour, celui qui circule.

C’est le sang de la vie. C’est le berceau initial du bébé qui ne naîtra pas, c’est du sang joli.

Seules celles qui espèrent être enceintes peuvent légitimement y lire du négatif. Pas dans le sang lui-même, mais dans déception qu’il signifie.

Or une femme est beaucoup plus souvent « pas enceinte » qu’ « enceinte », surtout dans nos contrées.

C’est le seul sang écoulé qui ne vient pas d’une blessure, même si de très vieilles langues de vipère ont chanté le contraire. Le sang des règles, c’est juste la secrète correspondance entre la lune et nous, qui signale que tout va bien, qu’un jour, si on veut, quand on veut, une promesse de bébé gardera le sang à l’intérieur pour faire grandir l’enfant bien à l’abri…

Ce n’est pas une malédiction, c’est, au contraire, la plus réconfortante des bénédictions…

Dans la rue, dans la foule, dans les files d’attente ou parmi les passagers d’un train, un individu féminin sur douze, y compris les bébés et les mamies, une femme sur quatre entre puberté et ménopause est frappée par l’inavouable anathème.

Ca n’a rien de rare, rien d’exceptionnel. Mais faut que personne se doute.

Faut pas que ça se sache, et surtout, surtout, faut pas que ça se voie. Gare à la tache qui trahirait.

On se fourre des tampons super-plus qui « s’ouvrent en corolle, à l’intérieur du corps pour une absorption parfaite et un sentiment de propreté extrême », ouf… EXTREME, la propreté, c’est promis. Soulagement. Mais on n’est jamais trop prudente, on en rajoute dans la protection du slip, plus en danger que jamais.

Le souffle court, les sens en éveil, on se colmate l’entrejambe, en fixant d’un geste sur, un gadget réconfortant, merveille technologique, exprès pour, avec des ailettes sur les côtés ajustables par pression, qui assurent une sécurité tous azimuts, pas de fuite, pas nuage radioactif, pas de guerre mondiale, rien !

Tranquille ! Ouf !

On l’a encore échappé belle, jusqu’à la prochaine fois…

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